TRIBUNE FEMME Espace d’expression des femmes engagées pour la promotion du genre
:::: A COEUR OUVERT ::::
1. PRESENTATION DE VOTRE STRUCTURE ET VOS OBJECTIFS
Le Centre Féminin pour la démocratie et les droits humains a été
créé par un groupe de jeunes fem
mes de divers horizons, le 20 Janvier 2003 et a pour vocation première de soutenir les femmes dans la
lutte quotidienne pour la démocratie et les droits humains et la lutte
contre la pauvreté. Cela, en renforçant leurs capacités et en apportant
des réponses à leurs préoccupations.
Vos objectifs :
° Résoudre la question des droits
des femmes à travers un appui prati
que aux Activités Génératrices de
Revenus;
° Renforcer les capacités des femmes et des organisations féminines;
° Lutter pour la promotion des femmes
° Prendre en compte la question du
genre.
2. POURQUOI AVEZ-VOUS CHOISI DE FAIRE LA PROMOTION DE LA FEMME ?
J’opte pour la promotion de la
femme parce que je suis une femme,
je me sens proche des femmes. En
Afrique et au Nord de la Côte d’Ivoire très peu de femmes ont accès à l’école; en tant qu’intellectuelle, j’ai le devoir d’aider mes
consœurs à être scolarisées afin
de contribuer au développement
de mon pays.
3. QUE PENSEZ-VOUS DE LA SITUATION DES FEMMES DANS LE MONDE ET EN PARTICULIER EN CÔTE D'IVOIRE ?
Dans le monde et précisément
en Europe la question de la scolarisation de la femme ne se pose
pas. Les stéréotypes à l’encontre
de la femme ont baissé. En Côte
d’Ivoire, depuis l’indépendance, énormément d’actions ont été
faites pour les femmes, mais des
efforts restent à faire.
4. QUELLES SONT LES ACTIONS DEJA ENTREPRISES PAR VOTRE ORGANISATION POUR LA PROMOTION DE LA FEMME ET QUELS SONT LES DEFIS A RELEVER ?
Au niveau des actions nous
pouvons citer entre autres :
- La scolarisation de la petite filleà Tomba (Odienné)
- le renforcement des capacités des organisations féminines ;
- la formation et
la sensibilisation sur la question
du VIH-SIDA ; - l’appui à la
scolarisation et à l’alphabétisa
tion ; - l’appui aux coopératives ;
- l’appui au processus électoral.
Nous travaillons actuellement
sur la question du quota pour
une meilleure représentation des
femmes dans les instances de
prise de décisions.
Quant aux défis, qui sont nos priorités pour l’année
2010, nous souhaitons faire en
sorte que les femmes agriculteurs aient droit à des terrains
et soient financièrement soutenues; travailler pour une réelle
scolarisation de la petite fille
dans les départements d’Odienné et de Niakara; œuvrer pour
que les parents se rendent
compte de l’importance de la
scolarisation de la petite fille;
mener des campagnes de sensibilisation sur le VIH-SIDA prin
cipalement à Niakara qui est un
carrefour de rencontre où la jeunesse est beaucoup exposée à
cette pandémie . 5. QUELLE EST VOTRE POSITION SUR LA QUESTION DU QUOTA DES FEMMES EN CÔTE D'IVOIRE ?
Nous ne pouvons pas construire uniquement qu’avec les
hommes. Il est important que les
femmes sachent leur rôle pour
qu’elles s’investissent dans les
instances de prise de décisions.
Amener les femmes à comprendre leur rôle et qu’elles
soient représentées au moins à
30% dans les instances de décision en attendant d’atteindre la
parité.
6. QUELS CONSEILS POUVEZ-VOUS DONNER AUX FEMMES QUI ATTENDENT TOUT DES HOMMES ?
Les femmes donnent la vie et
c’est parce qu’elles donnent la vie
qu’elles sont responsables de cette vie Donc elles doivent se battre en
tant que femme. Elles ont beaucoup à apporter et doivent être les
compagnes des hommes; des mères battantes. Elles doivent se mettre débout pour faire marcher la
société.
7. QUELLE EST VOTRE VISION POUR LA FEMME IVOIRIENNE ?
Il faut que les femmes ivoiriennes
puissent être à la hauteur de leur
pays. Il faudrait qu’elles se souviennent de la marche des femmes telles
que Marie Koré, Anne Marie Raggie, sur Grand Bassam et se battent.
8. QUE PENSEZ-VOUS DE LA CONTRIBUTION DES FEMMES DANS LE PROCESSUS DE SORTIE DE CRISE EN CÔTE D'IVOIRE ?
Les femmes ont beaucoup contribué au processus de sortie de crise,
par exemple les femmes du marché
Gouro, les mouvements de paix, de
sensibilisation faites par les ONG
féminines. Elles sont à féliciter.
Mais il reste des efforts post-crise à
faire.
9. QUEL EST VOTRE MESSAGE DE FIN ?
Je remercie les lecteurs du 1er
numéro de TRIBUNE FEMME. La
question de la lutte contre les
violences faites aux femmes
commence par les femmes elles
mêmes. Tant qu’elles ne feront
pas des efforts pour qu’on les juge comme personnes ayant des
capacités, elles ne seront pas mises en valeur.