Niakara est une nouvelle Préfecture, située au nord de la Côte d'Ivoire, à environ 50 kilomètres au sud de la ville de Korhogo. Administrativement, il s'agit d'une Préfecture située dans la région de la vallée du Bandama et à proximité de Katiola.
D’une superficie de 637 km2, Niakara a une population estimée à 22 779 habitants.
Ce département compte plusieurs villages et les peuples originaires de cette localité créée durant l’ère coloniale sont les Tagbana.
La région Tagbana baigne dans le climat tropical subsoudanais qui est une synthèse du climat tropical nord et du climat baoulé en central. Ses parties centre et septentrionale sont soumises au même régime de pluie que la région de Korhogo.
En composition ethnique, la population de cette région présente une relative hétérogénéité. En dehors du groupe autochtone qui est majoritaire, les autres entités qui semblent significatives, quoique minoritaire, sont les colonies de Malinké (ou Dioula) et les enclaves de Peul. Cette hétérogénéité est à priori source de barrières linguistiques et socioculturelles et de comportements divergents qui recommandent plus d’attention et donc de finesse, dans toute approche du fait social.
La population de Niakara constitue une société qui vit de l’agriculture d’où la prépondérance du foncier en tant que substitut principal de la production économique.
Ainsi, au titre des violations des droits des femmes, on peut dénombrer les cas de viols, la non scolarisation des petites filles, les violences physiques à l’égard des femmes (femmes battues).
La crise de 2002 a favorisé la paupérisation des populations, en particulier les femmes qui espèrent en une amélioration de leurs conditions de vie avec le retour de la paix en Côte d’Ivoire.
Tout comme les autres régions de la Côte d’Ivoire, situées en zone ex-assiégées, Niakara est une localité où le CEFCI a constaté des cas de violations des droits de l’Homme particulièrement ceux de la femme et a jugé bon d’y implanter un Bureau opérationnel pour la tenue d’activités permanentes.
SITUATION ECONOMIQUE, SOCIALE ET CULTURELLE DES FEMMES
Dans le sens de la violation des droits de la femme du point de vue économique, sociale et culturelle, il faut dire cette situation est pareille partout dans le nord dans les zones ex-assiégées.
Plus de la moitié des pauvres sont les femmes parce qu’elles ignorent leur droit ou parce qu’il y a violation des droits de ces femmes.
Dans l’ensemble, l’occupation primaire de la femme est d’abord celui de ménagère suivi par l’agriculture. En dépit de cela, il ya une mauvaise situation sécuritaire dans le nord ; le banditisme est généralisé à Niakara (80%) et la violence (75%). Les violences sexuelles / genres ont été signalées dans presque toutes les localités des zones ex-assiégées. La pratique des mutilations génitales féminines et de l’excision semble aussi être généralisée (Katiola, Niakara……).
On constate des fréquences assez élevées de femmes chefs de ménage. La violence sexuelle sur les enfants apparaît principalement en milieu urbaine. On observe également une certaine généralisation du phénomène de filles mères ; le mariage précoce (moins de 16 ans) est également généralisé mais à moindre échelle.
Le taux de scolarisation est logiquement mauvais particulièrement pour les filles du nord soit moins de 30% de filles scolarisées.